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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 12:58

AVIS AUX LECTEURS

 

J’ai décidé de suspendre temporairement mes activités dans mon blog depuis que j’ai annoncé au quotidien La Tribune la fin de ma collaboration avec eux..

 

Tout commentaire serait apprécié pour une éventuelle relance. Si vous êtes intéressé à collaborer à ce blog (côté rédaction ou revues d’articles), vous êtes prié de communiquer avec moi en laissant un commentaire sur le blog.

Merci et bon été

Richard Lefrançois

Par Richard Lefrançois
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 14:10

ipad

Dans le monde de l’informatique et des nouvelles technologies, on ne parle plus que de cela : les fameuses tablettes interactives qui nous suivent partout et nous permettent de rester connecter au web et à ses proches en permanence. Ou presque. Certains seniors ont d’ores et déjà adopté ce nouvel outil, mais pas tous. Dans ce contexte, un livre blanc baptisé « Seniors et Tablettes interactives » a été dévoilé la semaine dernière (juillet 20110

Avant-propos du Livre blanc, par Bernard Benhamou, délégué aux Usages de l’Internet

En l’espace de quelques années, l’Internet est devenu indispensable à l’ensemble des activités quotidiennes des citoyens. En France, plus de deux foyers sur trois sont désormais connectés au réseau. Cependant les seniors restent, avec les foyers défavorisés, les deux groupes de Français les moins connectés. En effet, les ordinateurs personnels sont restés à la fois complexes dans leur fonctionnement et dans leur maintenance au quotidien, tout particulièrement pour ceux qui n’ont pas utilisé les ordinateurs durant leur vie professionnelle.

L’apparition des terminaux mobiles a constitué une véritable rupture dans les usages de l’Internet. Leurs interfaces simplifiées ont introduit une nouvelle «grammaire gestuelle» auprès de l’ensemble des utilisateurs. Ces terminaux ont aussi introduit une nouvelle forme de « mobilité domestique », et ils ont permis d’intégrer plus étroitement les services de l'Internet à la vie quotidienne des citoyens. Plutôt que de créer des technologies spécifiquement dédiées aux seniors, il est désormais possible de faire évoluer les outils «grand public» afin que les seniors puissent en bénéficier. En effet, l’ergonomie constitue désormais un facteur crucial pour la démocratisation des services de l’Internet.

La Délégation aux Usages de l’Internet souhaite en publiant ce livre blanc permettre à l’ensemble des acteurs de l’Internet (constructeurs de terminaux et concepteurs de services mobiles) de mieux prendre en compte les besoins des seniors. Ce livre blanc a été élaboré à l’issue d’une étude menée par le laboratoire du CNRS Le Lutin avec l’association d’entreprises Silicon Sentier.

Au-delà des publics seniors, les recommandations sur l’accessibilité et l’ergonomie qui figurent dans ce Livre Blanc, seront utiles à l’ensemble des concepteurs de services. Sa publication intervient à un moment particulier dans le développement des technologies de l’Internet en France. En effet, l’année 2010 aura été marquée par le triplement du nombre des utilisateurs de terminaux mobiles connectés.

Ce livre blanc a été élaboré dans le cadre du portail Proxima Mobile, premier portail européen de services aux citoyens sur terminaux mobiles. Les services de ce portail ont dans un premier temps été conçus pour les téléphones mobiles et sont désormais développés pour les tablettes interactives. Bientôt, de nouvelles générations de services permettront aux terminaux mobiles d’interagir entre eux mais aussi avec les téléviseurs connectés. À terme, de nombreux objets seront aussi connectés à l’Internet dans notre environnement familier.

Il convient désormais d’accompagner les seniors vers les nouveaux usages sur les terminaux mobiles. En effet, si les seniors doivent être les premiers à en tirer parti, c’est l’ensemble des citoyens connectés qui bénéficieront de ces évolutions.

Parmi les recommandations préconisées par ce livre blanc :

- Faciliter la modification des caractères affichés : exemple, présence de [a-] [A +] au sein des applications

- Veiller à limiter la fatigue visuelle (texte noir sur fond blanc) et luminosité plutôt élevée

- Rendre plus accessibles les éléments de navigation (autre que textuels, type boutons, icônes, etc.)

- Rationaliser l’espace disponible à l’écran

- Généraliser l’utilisation du mode « paysage »

- Aider à localiser et identifier les icônes sur l’écran d’accueil

- Donner accès à l’ensemble des fonctions de l’interface

- Rendre prédictibles les résultats d’une action

- Personnaliser la sensibilité et le temps de réaction

- Optimiser l’utilisation du clavier virtuel

- Réduire les efforts nécessaires à la réalisation d’une action

- Éviter les procédures complexes et limiter les temps d’attente

- Généraliser le partage des informations

- Alléger et rendre autonomes les tablettes

- Élaborer des modes d’emploi adaptés aux primo-utilisateurs

- Concevoir des dispositifs d’accompagnement spécifiques

Source : Orgris    Publié dans : NTIC

Lire le Livre blanc  (fichier pdf)

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Billets
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 12:29

Par Richard Lefrançois, La Tribune, 16 juillet 2011

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L’hôpital n’a pas été dédié de tout temps aux seuls soins de santé. L’hospitalis domus désignait au XIIe siècle un établissement charitable à vocation «hôtelière» destiné à accueillir ses «hôtes», essentiellement des malades, des vieillards, des voyageurs, des pèlerins et des pauvres. En 1656, Louis XIV institua l’Hôpital général de Paris, un établissement de bienfaisance, mais aussi de coercition. En plus de soigner les démunis, ce réseau de maisons spécialisées servait au refuge, à l’enfermement et à la rééducation des prostituées, vagabonds et délinquants.

Ce n’est qu’à compter du XVIIIe siècle, avec le déclin de l’Église et le recul des mythes sur la maladie que s’affirme la médecine scientifique et que se précise le mandat universel de l’hôpital. En plus de s’occuper de l’hébergement temporaire des malades et de fournir des soins curatifs, préventifs et palliatifs, l’hôpital moderne assure l’enseignement, la formation médicale et l’encadrement de la recherche.

Or, le monde hospitalier est aujourd’hui en détresse financière, sinon à la dérive au regard de ses valeurs premières. Comment rendre raison de la périlleuse descente aux enfers d’une institution aussi vitale pour le maintien de notre santé?

Les maux de l’hôpital contemporain

Paradoxalement, malgré le cortège des réformes (virage ambulatoire, compressions, désinstitutionnalisation, fusions hospitalières, déficit zéro), notre système public de santé est toujours souffrant, constamment menotté par des dépenses faramineuses (33 milliards $ en 2011). À ce gouffre sans fond, s’ajoutent l’encombrement des urgences et les intolérables temps d'attente en chirurgie. Selon une étude du Collège des médecins et chirurgiens du Canada, seulement 39 % des Québécois présentant un problème de santé urgent ont eu accès à un médecin en moins de 24 heures. Chez ceux souffrant de troubles non urgents, à peine 11 % ont bénéficié de traitements en deçà d'une semaine. Ces irritants mettent à dure épreuve la «patience des patients».

N’est-il pas inconcevable que des aînés requérant des soins fuient l’hôpital par crainte de passer la nuit sur une civière dans un corridor? D’autres jugent même les hôpitaux «dangereux pour leur santé», comme on l’a constaté tout récemment à propos des problèmes de salubrité : malpropreté, air vicié, moisissures, vermine, équipements vétustes. Ils ont aussi en mémoire les nombreux décès survenus à la suite d’infections nosocomiales contractées lors de la pose d’un cathéter, d’une perfusion ou de l’implantation d’une prothèse. Comme si ce n’était pas suffisant, la maltraitance qui sévit toujours en milieu hospitalier a été tellement médiatisée que certains aînés redoutent d’en être un jour victimes.

Au-delà de ces inquiétudes, plusieurs usagers âgés se sentent inconfortables, stressés et désorientés dans cet environnement qui leur est étranger. Ils sont indisposés par l’atmosphère survoltée qui y règne, les contraintes imposées, les horaires forcés et le recours à des technologies intimidantes. Comment ne pas s’indigner quand l’hôpital, hormis l’exigence d’être compétente et performante (curing), s’éloigne de sa doctrine fondatrice qui est d’être accueillante et humaine (caring)?

En se drapant des oripeaux de la technologie médicale et gestionnaire, l’hôpital a engendré des effets pervers. Au lieu d’être à l’écoute du malade et de le réconforter, il s’en est distancé et l’a muselé. En dépit du dévouement exemplaire des intervenants, épuisés puisque confrontés à des exigences nombreuses dont l’alourdissement des clientèles, la dépersonnalisation des rapports sociaux de même que la déshumanisation des soins portent ombrage à la mission première de cette institution et entachent sa crédibilité.

Le gigantisme des appareils de gestion et de soins ainsi que la culture technomédicale ont finalement transformé l’hôpital en une mégastructure de prestations de services «inhospitalière» où les usagers sont non seulement des numéros, mais à certains égards des gêneurs ou des importuns. Sans surprise, un nombre accru de médecins se dirigent à regret vers la pratique privée qui offre de meilleures conditions.

Principales sources du problème

L’enlisement financier de notre système de santé tient en grande partie à la facture qui ne cesse de grimper alors que les recettes ne suivent pas la cadence. Même si l’augmentation générale des coûts dépasse à peine le taux d’inflation, ce déséquilibre des comptes crée une pression constante sur l’offre de soins. D’où le défi : comment gérer la croissance des dépenses et la décroissance des revenus tout en maintenant le cap sur la qualité des services?

La crise hospitalière qui en résulte se traduit par des débordements à l’urgence et des anomalies dans la chaîne des services. Le Collège des médecins pointe du doigt l’organisation des soins, le manque de lits et la lourdeur bureaucratique, alors que les syndicats imputent les lacunes à la pénurie de personnel, aux coûts prohibitifs des médicaments et aux technologies médicales sans cesse à renouveler. D’autres l’attribuent au surnombre des demandeurs de soins au sein de la population âgée.

Il est imprudent d'incriminer les aînés pour rendre compte de la surchauffe du système de santé. L’accroissement des coûts de santé dû au vieillissement est marginal, autour de 1 % d’après la CSQ, même si les aînés occupent 55 % des lits de soins de courte durée. De fait, la demande de soins croît à tous les âges, au rythme de la généralisation des mesures de prévention, de la médicalisation des problèmes sociaux et du comportement clientéliste des usagers.

N’empêche que l’actuelle glissade hospitalière n’est pas sans conséquence pour les aînés. Dans un document récent, Marie-Jeanne Kergoat, chef du département de médecine spécialisée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, explique pourquoi «l’hôpital contribue au déclin de l’état de santé des aînés». Pour preuve, un court séjour hospitalier pour une légère pneumonie conduit souvent à des pertes fonctionnelles qui sont loin d’être anodines. Toute prise en charge inadaptée risque de déclencher chez le bénéficiaire la confusion mentale, l’incontinence, la réduction de ses capacités physiques et la perte de sa résilience.

Recentrer les interventions dans les unités non gériatriques suivant une approche globale serait bénéfique aux aînés. Il s’agit surtout de les hydrater suffisamment, de les faire marcher, de procéder au suivi régulier de la douleur, de sécuriser l’environnement, de respecter leur intimité et de les laisser personnaliser leur chambre.

Pour un hôpital ami des aînés

De l’aveu même du ministre Bolduc, les hôpitaux sont devenus des milieux hostiles pour les aînés, mais aussi pour tous les usagers! Toute la filière d’intervention est donc à repenser, aussi bien au regard de l’accueil, des soins, du gite que de la préparation pour un éventuel retour à domicile. Un réaménagement d’une telle envergure nécessite des passerelles souples et coordonnées entre les divers établissements du réseau, les unités de soins et les ressources humaines (professionnels, préposés, bénévoles, familles). Un cadre de référence existe déjà, soit l’approche adaptée à la personne en milieu hospitalier. Le gouvernement consacrera 300 000 $ pour le Centre universitaire de santé McGill qui deviendra le premier hôpital québécois «ami des aînés». Des initiatives nécessitant le déploiement d’outils plus performants de dépistage de la perte d'autonomie chez les patients âgés admis à l'urgence sont également en cours, notamment au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec et de Sherbrooke.

Exaspérée par l’extrême lenteur et l’inefficacité du système public de santé, une partie de la clientèle se dirige de plus en plus, du moins pour certains services, vers les cliniques privées. Quelle ironie si l’hôpital de demain devait être réduit à soigner massivement, comme au Moyen-âge, les sans-le-sou et les grands vieillards, ceux-là mêmes qui n’ont aucune solution de rechange autre qu’un système de santé public bien mal en point!

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Articles dans La Tribune
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 13:48

Le gouvernement du Québec a mis en place au fil du temps différentes mesures afin d’améliorer les conditions de vie des aînés et de favoriser le vieillissement actif.

Parmi ces mesures, notons :


- le Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2010-2015;


- le programme Municipalité amie des aînés, qui vise à favoriser la participation des aînés au processus décisionnel des villes et des villages;


- la mise sur pied, à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, d’une équipe spécialisée d’intervention auprès des personnes aînées victimes d’exploitation;


- la création de carrefours de soutien aux aidants dans trois régions du Québec. Il y en aura dans toutes les régions d’ici 2012;


- les carrefours d'information pour aînés.

De plus, au cours de la prochaine année, la politique « Vieillir chez soi » sera mise en place afin de favoriser le vieillissement actif et en santé, à domicile.

Rappelons que la majorité des personnes âgées sont actives bien au-delà de la retraite. Actuellement, plus de 95% des personnes de plus de 65 ans vivent à domicile et 78 000 occupent toujours un emploi. Une personne aînée sur cinq participe à des activités de bénévolat, ce qui représente 73 millions d’heures travaillées chaque année au Québec.

Information venant de senioractu du 31 ,mai 2011

http://www.senioractu.com/Semaine-quebecoise-des-aines-pour-la-valorisation-de-la-contribution-des-seniors-a-la-collectivite_a13850.html?preaction=nl&id=16271181&idnl=91109&

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Billets
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 15:22

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Un vieillard traversait une forêt quand sur son chemin, de derrière une souche, a surgi une grenouille qui lui a adressé ces paroles :

- Eh ! Vieil homme, je suis une jeune et belle princesse ensorcelée. Embrasse-moi, je retrouverai ma forme première et je serai tienne à jamais !


Le vieillard n'en a cru ni ses yeux ni ses oreilles. Il s'approche, tend le cou, et la grenouille répète :

- Oui, vieil homme, tu m'as bien entendue ! Je suis une jeune et belle princesse de dix-sept ans, yeux bleus, cheveux blonds... Embrasse-moi et je serai tienne à jamais !


Alors, le vieillard a pris la grenouille, l'a mise dans sa poche et a poursuivi sa route le visage rayonnant. Depuis la poche, la grenouille s'est écriée :

- Oh ! vieillard ! Tu m'as peut-être mal comprise ! Je t'ai dit : je suis une jeune et belle princesse de dix-sept ans, yeux bleus, cheveux blonds, joliment faite et bien bâtie... Embrasse-moi et je serai tienne à jamais !


Mais le vieillard, tapotant sa poche, lui a répondu :

- Tu sais, à mon âge, il est beaucoup plus amusant d'avoir une grenouille qui parle pour me tenir compagnie.

De Jean-Jacques Fdida.

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Le CONTE est bon
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  • Richard Lefrançois
  • Blog gérontologique de Richard Lefrançois
  • Canada Québec Sherbrooke (Québec)
  • retraite sociologie personnes âgées gérontologie âgisme
  • Retraité et professeur associé (Université de Sherbrooke, Québec), Sociologue, gérontologue

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