Recherche

Souvenirs de route

  • COSTA RICA
  • Capri

Recommander

Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 15:46

AVIS DE PARUTION Aux Presses de l'Université Laval

pul.jpg

Résumé :

 

Sous la direction de Hachimi Sanni Yaya

Depuis l’aube des temps, la vieillesse a toujours fait l’objet d’une formidable ambivalence existentielle. Tantôt vénérée et considérée comme symbole de sagesse, mais souvent dévalorisée et synonyme du déclin de l’être, elle interpelle tout être humain, quel que soit son âge, son statut et sa condition. Les progrès médicaux et les nouvelles technologies qui, au cours des dernières décennies, ont ouvert d’incroyables perspectives, ont contribué à faire émerger une certaine idée de la vieillesse qui, du point de vue de la modernité, serait un naufrage, une triste aventure de vie. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la majorité des humains, du moins dans les sociétés occidentales, vivront jusqu’à un âge avancé, et beaucoup plus en santé qu’autrefois. Le vieillissement en soi transporte malheureusement trop de possibilités de marginalisation car celle-ci est considérée comme le mal du siècle.

L’originalité de cet ouvrage très pluridisciplinaire est d’offrir un large spectre de connaissances issues de spécialistes d’origines variées sur la problématique du vieillissement. 12 chapitres ouvrent ce livre sur le « devenir vieux », une préoccupation inscrite dans les mythes d’origine de la plupart des civilisations, en l’actualisant dans le sillage des courants transhumanistes et prolongévistes qui sont les plus représentatifs de ce soulèvement de la science contre le grand âge. À l’heure où tous, dans un accord parfait, entonnent l’hymne à la jeunesse éternelle et dans un contexte de l’avènement de l’homo biologicus, ces contributions nous invitent à réfléchir sur la façon dont il encore possible d’envisager la profondeur de la condition humaine derrière la fragilité de celle-ci.
 

Ont collaboré à cet ouvrage
Catherine Bergeret-Amselek, Johanne Collin, Gérard Bonnet, Eric Le Bourg, Guy Bourgeault, Josée Grenier, Alain Houziaux, Céline Lafontaine, Richard Lefrançois, Annette Leibing, Éric Volant, Hachimi Sanni Yaya

 


 

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Billets
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 14:44

Médaillon du prix Nicolas-ZayL'Association québécoise de gérontologie (AQG) est heureuse d'annoncer les nouveaux gagnants. Les cinq membres du jury, Jean-Louis Bazin, Hubert de Ravinel, Catherine Geoffroy, Anne Monat (qui a dû se retirer à la dernière minute), Nelson St-Gelais, ont eu la difficile mais passionnante tâche de juger le travail des finalistes et, finalement, de décider de remettre un prix ex æquo.

Le Prix a donc été octroyé à madame Nicole Ouellet, directrice générale de la Fondation Berthiaume-du-Tremblay. C'est avec un engagement constant, tant professionnel que personnel, que madame Ouellet a travaillé, tout au long de sa carrière, à faire avancer la cause des aînés, notamment au cours des vingt dernières années à la direction de la Fondation Berthiaume-Du Tremblay. 


 

Le Prix a aussi été octroyé à monsieur Richard Lefrançois. Ph.D. en sociologie. Retraité depuis 2004, monsieur Lefrancois a œuvré comme professeur-chercheur aux départements de service social et de psychologie de l'Université de Sherbrooke, ainsi qu'au Centre de recherche sur le vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke. Parmi ses principales réalisations, monsieur Lefrancois a participé intensément à l'élaboration du programme de maîtrise en gérontologie de l'Université de Sherbrooke et a été le principal artisan du premier programme de doctorat en gérontologie du Canada, en plus d'avoir été le coordonnateur de l'Étude longitudinale québécoise sur le développement psychosocial des personnes âgées (1998-2004). Pour en savoir plus sur monsieur Lefrançois, nous vous invitons à visiter la page suivante :http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Lefran%C3%A7ois.  

photo 3

Le Prix reconnaissance Nicolas-Zay comprend une plaque commémorative accompagnée d'une adhésion à vie comme membre honorifique de l'AQG, ainsi qu'un abonnement à vie à la revue de l'AQG, Vie et vieillissement. Rappelons que le prix Nicolas-Zay a été décerné jusqu'à maintenant à mesdames Thérèse Darche et Anne Monat, Micheline Dubé et Martine Lagacé ainsi qu'à messieurs Réjean Hébert, Hubert de Ravinel et Marc-André Delisle.

Pour l'AQG, la promotion de la gérontologie auprès des étudiants est un enjeu essentiel pour le développement et le rayonnement de la gérontologie au Québec. Pour ses prochaines éditions, l'AQG a le plaisir d'annoncer l'ajout d'un prix qui reconnaîtra l'apport de la relève (les conditions seront affichées en 2012 sur notre site Internet).

La présidente de l'AQG, madame Catherine Geoffroy, au nom des membres du conseil d'administration, tient à féliciter chaleureusement les lauréats de 2011.

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Billets
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 12:58

AVIS AUX LECTEURS

 

J’ai décidé de suspendre temporairement mes activités dans mon blog depuis que j’ai annoncé au quotidien La Tribune la fin de ma collaboration avec eux..

 

Tout commentaire serait apprécié pour une éventuelle relance. Si vous êtes intéressé à collaborer à ce blog (côté rédaction ou revues d’articles), vous êtes prié de communiquer avec moi en laissant un commentaire sur le blog.

Merci et bon été

Richard Lefrançois

Par Richard Lefrançois
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 14:10

ipad

Dans le monde de l’informatique et des nouvelles technologies, on ne parle plus que de cela : les fameuses tablettes interactives qui nous suivent partout et nous permettent de rester connecter au web et à ses proches en permanence. Ou presque. Certains seniors ont d’ores et déjà adopté ce nouvel outil, mais pas tous. Dans ce contexte, un livre blanc baptisé « Seniors et Tablettes interactives » a été dévoilé la semaine dernière (juillet 20110

Avant-propos du Livre blanc, par Bernard Benhamou, délégué aux Usages de l’Internet

En l’espace de quelques années, l’Internet est devenu indispensable à l’ensemble des activités quotidiennes des citoyens. En France, plus de deux foyers sur trois sont désormais connectés au réseau. Cependant les seniors restent, avec les foyers défavorisés, les deux groupes de Français les moins connectés. En effet, les ordinateurs personnels sont restés à la fois complexes dans leur fonctionnement et dans leur maintenance au quotidien, tout particulièrement pour ceux qui n’ont pas utilisé les ordinateurs durant leur vie professionnelle.

L’apparition des terminaux mobiles a constitué une véritable rupture dans les usages de l’Internet. Leurs interfaces simplifiées ont introduit une nouvelle «grammaire gestuelle» auprès de l’ensemble des utilisateurs. Ces terminaux ont aussi introduit une nouvelle forme de « mobilité domestique », et ils ont permis d’intégrer plus étroitement les services de l'Internet à la vie quotidienne des citoyens. Plutôt que de créer des technologies spécifiquement dédiées aux seniors, il est désormais possible de faire évoluer les outils «grand public» afin que les seniors puissent en bénéficier. En effet, l’ergonomie constitue désormais un facteur crucial pour la démocratisation des services de l’Internet.

La Délégation aux Usages de l’Internet souhaite en publiant ce livre blanc permettre à l’ensemble des acteurs de l’Internet (constructeurs de terminaux et concepteurs de services mobiles) de mieux prendre en compte les besoins des seniors. Ce livre blanc a été élaboré à l’issue d’une étude menée par le laboratoire du CNRS Le Lutin avec l’association d’entreprises Silicon Sentier.

Au-delà des publics seniors, les recommandations sur l’accessibilité et l’ergonomie qui figurent dans ce Livre Blanc, seront utiles à l’ensemble des concepteurs de services. Sa publication intervient à un moment particulier dans le développement des technologies de l’Internet en France. En effet, l’année 2010 aura été marquée par le triplement du nombre des utilisateurs de terminaux mobiles connectés.

Ce livre blanc a été élaboré dans le cadre du portail Proxima Mobile, premier portail européen de services aux citoyens sur terminaux mobiles. Les services de ce portail ont dans un premier temps été conçus pour les téléphones mobiles et sont désormais développés pour les tablettes interactives. Bientôt, de nouvelles générations de services permettront aux terminaux mobiles d’interagir entre eux mais aussi avec les téléviseurs connectés. À terme, de nombreux objets seront aussi connectés à l’Internet dans notre environnement familier.

Il convient désormais d’accompagner les seniors vers les nouveaux usages sur les terminaux mobiles. En effet, si les seniors doivent être les premiers à en tirer parti, c’est l’ensemble des citoyens connectés qui bénéficieront de ces évolutions.

Parmi les recommandations préconisées par ce livre blanc :

- Faciliter la modification des caractères affichés : exemple, présence de [a-] [A +] au sein des applications

- Veiller à limiter la fatigue visuelle (texte noir sur fond blanc) et luminosité plutôt élevée

- Rendre plus accessibles les éléments de navigation (autre que textuels, type boutons, icônes, etc.)

- Rationaliser l’espace disponible à l’écran

- Généraliser l’utilisation du mode « paysage »

- Aider à localiser et identifier les icônes sur l’écran d’accueil

- Donner accès à l’ensemble des fonctions de l’interface

- Rendre prédictibles les résultats d’une action

- Personnaliser la sensibilité et le temps de réaction

- Optimiser l’utilisation du clavier virtuel

- Réduire les efforts nécessaires à la réalisation d’une action

- Éviter les procédures complexes et limiter les temps d’attente

- Généraliser le partage des informations

- Alléger et rendre autonomes les tablettes

- Élaborer des modes d’emploi adaptés aux primo-utilisateurs

- Concevoir des dispositifs d’accompagnement spécifiques

Source : Orgris    Publié dans : NTIC

Lire le Livre blanc  (fichier pdf)

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Billets
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 12:29

Par Richard Lefrançois, La Tribune, 16 juillet 2011

images.jpg

L’hôpital n’a pas été dédié de tout temps aux seuls soins de santé. L’hospitalis domus désignait au XIIe siècle un établissement charitable à vocation «hôtelière» destiné à accueillir ses «hôtes», essentiellement des malades, des vieillards, des voyageurs, des pèlerins et des pauvres. En 1656, Louis XIV institua l’Hôpital général de Paris, un établissement de bienfaisance, mais aussi de coercition. En plus de soigner les démunis, ce réseau de maisons spécialisées servait au refuge, à l’enfermement et à la rééducation des prostituées, vagabonds et délinquants.

Ce n’est qu’à compter du XVIIIe siècle, avec le déclin de l’Église et le recul des mythes sur la maladie que s’affirme la médecine scientifique et que se précise le mandat universel de l’hôpital. En plus de s’occuper de l’hébergement temporaire des malades et de fournir des soins curatifs, préventifs et palliatifs, l’hôpital moderne assure l’enseignement, la formation médicale et l’encadrement de la recherche.

Or, le monde hospitalier est aujourd’hui en détresse financière, sinon à la dérive au regard de ses valeurs premières. Comment rendre raison de la périlleuse descente aux enfers d’une institution aussi vitale pour le maintien de notre santé?

Les maux de l’hôpital contemporain

Paradoxalement, malgré le cortège des réformes (virage ambulatoire, compressions, désinstitutionnalisation, fusions hospitalières, déficit zéro), notre système public de santé est toujours souffrant, constamment menotté par des dépenses faramineuses (33 milliards $ en 2011). À ce gouffre sans fond, s’ajoutent l’encombrement des urgences et les intolérables temps d'attente en chirurgie. Selon une étude du Collège des médecins et chirurgiens du Canada, seulement 39 % des Québécois présentant un problème de santé urgent ont eu accès à un médecin en moins de 24 heures. Chez ceux souffrant de troubles non urgents, à peine 11 % ont bénéficié de traitements en deçà d'une semaine. Ces irritants mettent à dure épreuve la «patience des patients».

N’est-il pas inconcevable que des aînés requérant des soins fuient l’hôpital par crainte de passer la nuit sur une civière dans un corridor? D’autres jugent même les hôpitaux «dangereux pour leur santé», comme on l’a constaté tout récemment à propos des problèmes de salubrité : malpropreté, air vicié, moisissures, vermine, équipements vétustes. Ils ont aussi en mémoire les nombreux décès survenus à la suite d’infections nosocomiales contractées lors de la pose d’un cathéter, d’une perfusion ou de l’implantation d’une prothèse. Comme si ce n’était pas suffisant, la maltraitance qui sévit toujours en milieu hospitalier a été tellement médiatisée que certains aînés redoutent d’en être un jour victimes.

Au-delà de ces inquiétudes, plusieurs usagers âgés se sentent inconfortables, stressés et désorientés dans cet environnement qui leur est étranger. Ils sont indisposés par l’atmosphère survoltée qui y règne, les contraintes imposées, les horaires forcés et le recours à des technologies intimidantes. Comment ne pas s’indigner quand l’hôpital, hormis l’exigence d’être compétente et performante (curing), s’éloigne de sa doctrine fondatrice qui est d’être accueillante et humaine (caring)?

En se drapant des oripeaux de la technologie médicale et gestionnaire, l’hôpital a engendré des effets pervers. Au lieu d’être à l’écoute du malade et de le réconforter, il s’en est distancé et l’a muselé. En dépit du dévouement exemplaire des intervenants, épuisés puisque confrontés à des exigences nombreuses dont l’alourdissement des clientèles, la dépersonnalisation des rapports sociaux de même que la déshumanisation des soins portent ombrage à la mission première de cette institution et entachent sa crédibilité.

Le gigantisme des appareils de gestion et de soins ainsi que la culture technomédicale ont finalement transformé l’hôpital en une mégastructure de prestations de services «inhospitalière» où les usagers sont non seulement des numéros, mais à certains égards des gêneurs ou des importuns. Sans surprise, un nombre accru de médecins se dirigent à regret vers la pratique privée qui offre de meilleures conditions.

Principales sources du problème

L’enlisement financier de notre système de santé tient en grande partie à la facture qui ne cesse de grimper alors que les recettes ne suivent pas la cadence. Même si l’augmentation générale des coûts dépasse à peine le taux d’inflation, ce déséquilibre des comptes crée une pression constante sur l’offre de soins. D’où le défi : comment gérer la croissance des dépenses et la décroissance des revenus tout en maintenant le cap sur la qualité des services?

La crise hospitalière qui en résulte se traduit par des débordements à l’urgence et des anomalies dans la chaîne des services. Le Collège des médecins pointe du doigt l’organisation des soins, le manque de lits et la lourdeur bureaucratique, alors que les syndicats imputent les lacunes à la pénurie de personnel, aux coûts prohibitifs des médicaments et aux technologies médicales sans cesse à renouveler. D’autres l’attribuent au surnombre des demandeurs de soins au sein de la population âgée.

Il est imprudent d'incriminer les aînés pour rendre compte de la surchauffe du système de santé. L’accroissement des coûts de santé dû au vieillissement est marginal, autour de 1 % d’après la CSQ, même si les aînés occupent 55 % des lits de soins de courte durée. De fait, la demande de soins croît à tous les âges, au rythme de la généralisation des mesures de prévention, de la médicalisation des problèmes sociaux et du comportement clientéliste des usagers.

N’empêche que l’actuelle glissade hospitalière n’est pas sans conséquence pour les aînés. Dans un document récent, Marie-Jeanne Kergoat, chef du département de médecine spécialisée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, explique pourquoi «l’hôpital contribue au déclin de l’état de santé des aînés». Pour preuve, un court séjour hospitalier pour une légère pneumonie conduit souvent à des pertes fonctionnelles qui sont loin d’être anodines. Toute prise en charge inadaptée risque de déclencher chez le bénéficiaire la confusion mentale, l’incontinence, la réduction de ses capacités physiques et la perte de sa résilience.

Recentrer les interventions dans les unités non gériatriques suivant une approche globale serait bénéfique aux aînés. Il s’agit surtout de les hydrater suffisamment, de les faire marcher, de procéder au suivi régulier de la douleur, de sécuriser l’environnement, de respecter leur intimité et de les laisser personnaliser leur chambre.

Pour un hôpital ami des aînés

De l’aveu même du ministre Bolduc, les hôpitaux sont devenus des milieux hostiles pour les aînés, mais aussi pour tous les usagers! Toute la filière d’intervention est donc à repenser, aussi bien au regard de l’accueil, des soins, du gite que de la préparation pour un éventuel retour à domicile. Un réaménagement d’une telle envergure nécessite des passerelles souples et coordonnées entre les divers établissements du réseau, les unités de soins et les ressources humaines (professionnels, préposés, bénévoles, familles). Un cadre de référence existe déjà, soit l’approche adaptée à la personne en milieu hospitalier. Le gouvernement consacrera 300 000 $ pour le Centre universitaire de santé McGill qui deviendra le premier hôpital québécois «ami des aînés». Des initiatives nécessitant le déploiement d’outils plus performants de dépistage de la perte d'autonomie chez les patients âgés admis à l'urgence sont également en cours, notamment au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec et de Sherbrooke.

Exaspérée par l’extrême lenteur et l’inefficacité du système public de santé, une partie de la clientèle se dirige de plus en plus, du moins pour certains services, vers les cliniques privées. Quelle ironie si l’hôpital de demain devait être réduit à soigner massivement, comme au Moyen-âge, les sans-le-sou et les grands vieillards, ceux-là mêmes qui n’ont aucune solution de rechange autre qu’un système de santé public bien mal en point!

Par Richard Lefrançois - Publié dans : Articles dans La Tribune
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Bienvenue sur mon blog

Profil

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Archives des six derniers mois

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés